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lundi 2 avril 2012

Retour sur Terre

Méchant voyage que ce tournage au Yukon... pas pour les distances, ni les longues heures mais pour le passage du papier à l'image, de l'idée folle au moment partagé. 

On m'a souvent dit que pour faire du documentaire il faut d'abord rester disponible à ce qui arrive juste avant que la caméra ne roule, juste avant de plonger dans une scène ou une idée; lever la tête pour voir ce qui sa passe autour et s'ajuster. Toujours garder à l'esprit cette ouverture, cette disponibilité.

J'avais oublié que de vivre dans cet espace d'ouverture pendant une dizaine de jours demande pas mal d'énergie. Je reviens donc d'abord avec une belle fatigue mais avec quelques regrets aussi. Des moments manqués, il y en aura toujours mais on en a quand même attrapé quelques-uns au vol... comme ce merveilleux échange entre Josée Savard et son menuisier dans son café, le Klondike Kate, où elle pense tout haut le changement dans son restaurant...; ou encore Florian Boulais plié en deux sur une poutre de 8 pouces pour la former à son idée; Julie Leclerc qui pense tout haut son projet de centre franco à l'ancien moulin à scie de Dawson; Normand Casavant et sa belle Karine avec leur chiens de traits; la gang de Soir de Semaine déchaînés sur scène...

Si la moitié des images qui m'ont touché arrive jusqu'à la version finale du doc, j'aurai fait mon boulot.

Enfin, un merci aux compagnons de route qui m'ont épaulé... Allan, Mike, Simon et Nadine, cette histoire leur doit déjà beaucoup.


dimanche 25 mars 2012

Magnifique journée

Hier, un autre vrai début pour notre doc. Sortir du carcan de l'entrevue, sortir de ce mode narratif dont on n'arrive plus à se défaire tellement on nous a habitués à devoir entendre les gens dire leurs vies plutôt que de simplement essayer de montrer leurs vies.

Florian Boulais en train de tailler une pièce
de structure de son Café Alchimie.
















Hier c'est ce qu'on a fait avec deux de nos personnages, Julie et Florian. On a donc passé du temps dehors à Dawson qui pour l'occasion avait décidé d'adoucir le temps avec un très confortable -4 en milieu de journée.

Les images de Florian au travail dans son atelier / café en construction sont très belles.
Celles de Julie en vadrouille dans Dawson avec son fidèle Pucini... aussi.

Julie Leclerc et son inséparable Pucini


Ce matin on va faire un tour un Klondike Kate, le beau restaurant et petit «resort» de Josée Savard. Toute l'opération est sous la neige et elle s"apprête avec son mari Philippe à dépoussiérer les tables et les chaises, ouvrir ces volets et accueillir une autre saison touristique à Dawson. 

Aujourd'hui, elle nous laisse entrer dans le café endormi avec son menuisier Jean-Denis parce qu'elle a déjà en tête une ou deux améliorations pour rendre sa salle à manger encore plus accueillante.

mercredi 27 juillet 2011

Quelques clips

Voici quelques clips que j'ai joints à mon rapport de recherche sur mon projet au Yukon. Histoire de mettre des images qui bougent sur tout ça.


Dome from Jean Baillargeon on Vimeo.



Klondike Kate from Jean Baillargeon on Vimeo.



Café en construction from Jean Baillargeon on Vimeo.



Petit souper from Jean Baillargeon on Vimeo.



St-Jean 2011 à Whitehorse from Jean Baillargeon on Vimeo.



Tatshenshini - Robert Daffe from Jean Baillargeon on Vimeo.



Drague No 4 from Jean Baillargeon on Vimeo.

jeudi 23 juin 2011

Des journées longues comme le soleil.

Hier, beau concentré, tir groupé de rencontres, pas trop de dipsersion (ma tendance personnelle). Finalement réussi à joindre Marie-Claude Dufresne, la copine de Jean-Denis Britten. Elle travaille ici à Dawson comme guide bilingue pour Parcs Canada.

Marie-Claude en costume d'époque avec une visiteuse
Je l'ai retrouvée au Grand Palace Theater alors qu'elle acceuillait une trentaine de touristes aux cheveux plus gris que les miens pour une visite de ce vieux théatre restauré par Parcs et qui a connu ses heures de gloire pendant la ruée.

Ils étaient tous ou presque américains avec des accents à la Forrest Gump à couper au couteau. Tout ça en résonnance avec le bel accent québécois de Marie-Claude en anglais, ça faisait pas mal village global. Il manquait juste le djembé de Florian Boulais.

Après sa visite, Marie-Claude avait son heure de lunch et on est allé s'asseoir sur le bord du Klondike pour casser la croute. Beau moment.

Tout de suite après je marchais dans Dawson et je retombe sur Florian. On avait pas encore vraiment reparlé sérieux. Je l'avais rencontré hier à mon arrivée. On avait jasé vite fait. C'est là que j'ai rencontré la romancière québécoise Mylène Gilbert-Dumas qui traine à Dawson de temps à autre depuis qu'elle est tombé en amour avec la place lors d'une résidence d'artiste il y a quelques années. Sympathique.

Florian Boulais
On est allé cette fois Florian et moi s'asseoir au Klondike Kate et on a parlé. Une bonne heure d'enregistrement pour préciser certains trucs du parcours de Florian.

Je suis venu m'inscrire ensuite au camping où je vais passer quelques nuits. Il y a autour de moi 5 autres caravanes-campers du Québec. Ça parle français tout autour. C'est le temps de l'année pour les québécois et les américains me disait Josée Savard (Klondike Kate). Plus tard cet été ce sera autour des allemands et des italiens.

En attendant ma rencontre avec Julie Leclerc, je suis allé trainé sur Front street, la rue principale qui longe la rivière. Il y avait là un autre groupe de jeunes québécois qui trainaient. Je n'avais pas le temps de le faire mais je me suis dit que je devrais aller leur jaser.

Pour finir ma journée... une jasette de 3 heures (!!) avec Julie Leclerc. Méchant personnage comme dirait l'autre. Quelque part par sa grande passion pour la justice sociale, elle me fait beaucoup penser à mon vieux copain Denis et aussi quelque part au prêtre ouvrier Raymond Roy, organisateur communautaire d'une autre époque, voir le documentaire de Serge Giguère.

Julie dans sa petite maison
Une personne entière comme on en rencontre peu.
Y'a aussi avec elle je pense le début d'une vraie amitié, elle m'impressionne pas mal. Trop peut-être pour la distance que je devrais probablement maintenir comme cinéaste. Si elle fait partie du film, j'envisage déjà la possibilité de la décevoir par les choix que je ferai.

Y'a des gens comme ça qu'on ne veut pas décevoir, ça se fait tout seul... Elle est de ceux-là.

Juste avant de rentrer au camping, je suis monté sur le Dome, cette grosse bute qui surplombe au sud la ville de Dawson et le sinueux du Klondike. Magnifique point final, trois points de suspension, à une belle journée... J'ai pensé à ma belle Hélène.


Dawson en bas à droite et la rivière Klondike - il est 23h00.