vendredi 15 septembre 2017

Monterey Bay


Le rythme est établi maintenant, après un peu plus d'un mois de voile, le corps et la tête (des fois, pas tout le temps) s'abandonnent au lent passage des heures. Y'a plus rien qui presse, mettons.



Ça laisse l'espace libre pour la rêverie, les bonnes intentions, les regrets aussi. Une tendance lourde de mon esprit qui toujours s'abime dans les occasions ratées, rendez-vous manqués et autres cafouillages qui ont jalonnés ma route. Et sans me vanter, ils sont nombreux et de taille ces merdes.



Big Sur est juste au détour de la côte, à quelques milles au sud de Monterey. Mes modestes élucubrations ont peut-être à voir avec celles du grand Jack qui, un jour, sur une autre planète, est venu trouver ici un sens à son dévolu.



La transition la plus tortueuse donc n'est pas celle de vivre en marin à plein temps, mais plutôt celle d'accepter de fixer le regard non pas sur le sillage, mais sur l'horizon. Un peu comme Kerouac avait fixé le sien sur la route, peut-être.


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